migration: sortons la tête du sable !

une tendance de retrait de la politique internationale

C’est le point d’orgue d’une tendance de retrait de la politique internationale et humanitaire, observée dans tous les pays occidentaux à laquelle la Suisse participe à son échelle en baissant ses subventions à l’aide au développement, mais à un tout autre niveau. L’UNICEF parle de 14 millions d’enfants dont elle ne pourra plus s’occuper pendant que l’UNHCR – Haut commissariat aux Réfugiés – a dû se séparer d’un tiers de ses effectifs sur le terrain. Un drame d’abord humain et moral, mais également une situation critique pour la migration en Europe.

une situation prévisible

l’immigration pour l’économie

Dans un pays où la chute de la natalité persiste et où la pénurie de main-d’œuvre est un enjeu majeur de l’économie, l’immigration en soi est loin d’être un problème. Mais la brutalité et la rapidité avec laquelle ces coupes ont été faites, nous obligent à sortir la tête du sable et à se retrousser les manches. Dans leur habituelle hypocrisie outrancière, les populistes nationalistes hurlent à la fermeture des frontières.

Or, les flux migratoires ne sont pas un robinet que l’on ouvre ou que l’on ferme, la politique ultra-restrictive qu’ils veulent ne freine pas l’immigration, elle l’a clandestinise. Laissant le soin aux organisations criminelles – réseaux de passeurs et trafiquants de drogue en premier – de prendre le relais, là où l’État faillit, trouvant chez ces patriotes de pacotille de précieux alliés dans leur recrutement et leur mépris des droits de l’Homme. Alors qu’un accueil “officiel” et humain permettrait au contraire de contrôler qui rentre sur notre territoire tout en garantissant à l’économie la main-d’œuvre dont elle a besoin.

changeons le logiciel de notre politique d’accueil !