L’occident est mort, vive l’Europe !

Europa & Helvetia unies

La nouvelle politique impérialiste et violente des Etats-Unis a sonné le glas de l’occident moderne. Un alliance démocratique et libérale surgit du chaos de 2 terrifiantes guerres mondiales. Au nom du fameux “monde libre”, en opposition aux dictatures communistes, et bien que parfois négligés dans les faits, des principes moraux nous rassemblaient au-delà des différences culturelles. Des principes, qui ont terminé de voler en éclats depuis le retour de Donald Trump au pouvoir.

La mort de l’occident

Les derniers vestiges de l’ordre post-guerres mondiales se sont effondrés et les Etats-Unis ne sont plus un allié. Certes peut-être pas encore nos ennemis, mais de féroces concurrents à l’inquiétant discours impérialiste. Qui, non contents de semer le chaos économique, tentent désormais de s’attaquer aux démocraties européennes, à coup d’ingérence et de désinformation. Elon Musk s’est d’ailleurs joint à Vladimir Poutine dans sa stratégie de soutenir les mouvements d’extrême droite partout sur notre continent, au travers d’un ultra conservatisme qui séduit de plus en plus et s’attaque à notre société libérale. Une idéologie qui s’affranchit librement de la justice, de la parole scientifique, et des droits de l’Homme, menaçant nos démocraties, nos valeurs et notre culture.

Partout sur notre continent, y compris en Suisse, les nationalistes qui s’auto-proclamaient patriotes, se sont révélés les premiers soumis à leurs gourous d’outre atlantique et de Russie. Montrant ainsi qu’ils étaient bien davantage guidés par l’expansion de leur idéologie que par les intérêts de leur pays. 

Une union démocrate indispensable

Les démocrates Suisses et du reste de l’Europe, n’ont plus le luxe de la division ni d’autre choix que de résister, ensemble, pour défendre notre économie, notre culture et nos valeurs humanistes. Ces prochaines années les élus et le peuple Suisse auront plusieurs fois le choix entre avancer vers le progrès ou sombrer dans le regret, se soutenir ou s’isoler, résister ou capituler. Les Allemands, qui connaissent le prix de la passivité face à l’extrême droite, ont sonné l’alarme en descendant par centaines de milliers dans les rues. Nous devons les entendre et prendre notre destin en main.

Nous avons besoin d’une Suisse forte dans une Europe solide pour traverser le plus sereinement possible ces temps tourmentés. Notre pays peut y jouer un rôle de premier plan, par le modèle démocratique qu’il représente et par sa formidable capacité à innover, à condition qu’il s’inscrive dans le projet Européen. Les bilatérales sont une des pierres essentielles à une coopération entre la Suisse et l’U.E. Elles offrent un cadre pour enfin solidifier nos relations avec nos voisins. Un pas essentiel pour construire notre prospérité, qui devra s’accompagner d’une coopération renforcée face aux défis climatiques, économiques, sécuritaires et sociétaux qui se dressent devant nous. S’unir, comme ont su le faire nos ancêtres, dont la devise orne toujours le palais fédéral: “Unus pro omnibus, omnes pro uno” – un pour tous, tous pour un.


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