l’architecture comme arme politique

les réseaux sociaux propagateurs d’une vision nostalgique

Cette amnésie historique s’accompagne de propos plus inquiétants. Sous cette image de Montréal (à droite) par exemple, un internaute écrit:

“Les bâtiments modernes n’ont aucune beauté, aucune qualité esthétique. Il s’agit d’un outil psychologique destiné à opprimer l’esprit et à nous préparer à ce qui arrive. Des fermes pour humains… où nous vivrons dans de petits enclos rectangulaires, et emboîtés dans des habitations à haute densité. Nous sommes destinés à être traités comme du bétail. C’est très triste.”

Et un autre de renchérir :

“Et cela reflète des capacités mentales limitées, ainsi que le manque d’imagination des concepteurs et des architectes et, en fin de compte, le peu de considération qu’ils ont pour les personnes et l’environnement.”

l’architecture comme outil de propagande

Foro Mussolini, 1928-1938, Italie
Germania, Années 30, Allemagne

L’expression architecturale n’a pas fini d’être un outil de propagande. Depuis les années 50, elle s’est souvent caractérisée par de grandes tours en verre et en acier: symbole de puissance et d’avancée technologique. Aujourd’hui l’enjeu est ailleurs, dans un monde instable et incertain, les conservateurs tentent de propager une vision d’une société d’ordre et de grandeur pour rassurer tout en faisant passer leurs idées rétrogrades.

une architecture encrée dans son époque

Cela rassurera peut-être ceux qui lient le béton à la laideur, ce dernier est voué à laisser la place à l’utilisation de matériaux plus éco-responsables, en particulier le bois. Et peut-être que ce nouveau style leur conviendra, à moins bien sûr que l’esthétique ne soit qu’un prétexte pour des opinions moins louables.

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